École secondaire de l’Horizon

Une plume à l’horizon

Année : 1994
Localisation : Avant toit, côté est
Artiste : Gilles Girard
Citation : « (…) intermédiaires dans la transcription de nos pensées. »
Technique : Sculpture

Du calame au stylo Bic, en passant par la plume d’oie, une série d’instruments simples ont servi à écrire, calculer, dessiner, … Intermédiaires dans la transcription de nos pensées, ces outils nous ont permis d’échanger nos concepts et de communiquer nos connaissances.

C’est pour son côté « objet poétique » que l’artiste a choisi la plume comme symbole du savoir et de la légèreté. Montée sur un pivot, cette sculpture bouge au gré du vent à la façon d’une girouette comme prête à s’envoler à tout moment. Cette capacité de mouvements imprévisibles nous rappelle l’instabilité de l’adolescence et son apparente légèreté.

Un lien vertical solide, bien que ténu, « attache » visuellement le tout à l’institution, par l’intermédiaire d’un socle, qui lui, est symbole de stabilité. Cette dynamique de verticalité orientée vers le bas nous amène du ciel vers l’institution, symboliquement : de la pensée à la réalité, des nuages à l’« Horizon ».

C’est donc sous l’aspect du contraste : légèreté-mouvance versus stabilité-équilibre que s’articule cette proposition.

Ce contraste se poursuit également dans les matériaux : entièrement réalisée en aluminium, cette sculpture se démarque nettement de son environnement immédiat tout en se découpant dans le ciel en arrière-plan.

La texture graphique donnée par le brossage de l’aluminium nous rappelle la structure de la plume et permet une réflexion dynamique de la lumière à sa surface.

C’est par son caractère inattendu, créé par sa capacité de bouger et son apparente fragilité, que cet objet incongru affirme sa présence tout en dominant de sa hauteur, l’espace de la niche dans laquelle il s’insère.